SOMMAIRE
Les attaques sanglantes du 7 octobre 2023 menées en Israël par le Hamas ont déclenché une guerre sans merci dans la bande de Gaza. 17 mois après, cette escalade du conflit israélo-palestinien a détruit des milliers de vies et ébranlé l’équilibre de toute la région.
Le 15 janvier 2025, un accord de cessez-le-feu a été annoncé, le premier depuis novembre 2023. Pendant 42 jours, du dimanche 19 janvier au samedi 1er mars, la trêve a permis la libération de plusieurs otages israéliens, de centaines de prisonniers palestiniens et un acheminement de l’aide dans la bande Gaza.
Mais le dimanche 2 mars, la première phase du cessez-le-feu à peine terminée, tous les points de passage pour l’acheminement de l’aide dans l’enclave ont été fermés. Quelques jours plus tard, dans la nuit du 17 au 18 mars, Israël a lancé une nouvelle offensive à Gaza. Avec près de 400 personnes tuées en une nuit, dont 130 enfants, c’est l’attaque la plus violente depuis le début de la trêve.
“Les informations et les images qui nous parviennent de la bande de Gaza suite aux attaques sont effroyables. Des centaines de personnes ont été tuées, dont plus de 130 enfants, ce qui représente le plus grand nombre d’enfants tués en une seule journée au cours des douze derniers mois.”
Israël-Territoires palestiniens : le bilan, 17 mois après
En plus d’un an de guerre, le nombre de victimes a battu de sombres records. Parmi elles, un nombre ahurissant d’enfants.
En Israël
Les attaques du 7 octobre en Israël ont blessé 7 500 personnes et tué au moins 1 200 personnes, dont 37 enfants. A ce jour, on estime que 59 personnes sont encore retenues en otage.
Dans la bande de Gaza
L’escalade des hostilités qui a débuté en octobre 2023 est la plus meurtrière qu’ait connue l’enclave palestinienne depuis 2006. Selon les estimations :
50 144 personnes ont été tuées, dont 14 770 enfants
113 704 personnes ont été blessées, dont plus de 24 940 enfants
11 200 autres étaient portées disparues et seraient probablement sous les décombres
95 % des écoles ont été endommagées
Les survivants, eux, vivent un exode interminable. Alors que Gaza est de nouveau sous le feu des bombes, 1,9 million de personnes subissent les nombreux ordres d’évacuations et les déplacements incessants. Dans des abris étroits, sans eau, ni nourriture, ni chauffage, les familles connaissent des degrés de privation sans précédent.
En Cisjordanie
Située entre Israël et la Jordanie, la Cisjordanie est également le théâtre de violences qui se sont accentuées depuis le début de la trêve dans la bande de Gaza. En quelques jours, l’opération « Mur de Fer » lancée par l’armée israélienne a fait plus d’une dizaine de victimes.
Depuis le début du conflit, on estime que plus de 200 enfants auraient été tuées, 1 380 blessés et des milliers d’autres, obligés de fuir.
Protéger inconditionnellement chaque enfant
Les images et les récits sont sans équivoque. Les enfants sont les premières victimes de ce conflit. Ils sont confrontés à une violence extrême, à des scènes d’horreurs et à des traumatismes profonds qui affectent leur développement et leur avenir.
Dès les premiers instants du conflit, l’UNICEF n’a cessé de plaider pour un cessez-le-feu humanitaire et la protection des enfants. Aujourd’hui, alors que les combats reprennent dans l’enclave, nous appelons les parties au conflit à rétablir le cessez-le-feu, libérer les otages et assurer l’acheminement de l’aide dans le respect du droit international humanitaire.
L’UNICEF mobilisé sur le terrain
On ne saurait parler de la guerre au Proche-Orient sans évoquer les besoins immenses des populations, le manque cruel d’aide et le contexte périlleux dans lequel doivent travailler nos équipes.
Au cours des 17 derniers mois, 399 travailleurs humanitaires ont tragiquement perdu la vie en apportant un soutien vital aux familles. En dépit des défis, les équipes de l’UNICEF restent mobilisées au plus près des enfants.
L’aide humanitaire apportée par l’UNICEF et ses partenaires
Pendant la trêve, 640 camions de l’UNICEF ont pu acheminer de l’eau potable, des aliments thérapeutiques, des kits d’hygiène, des vêtements chauds et autres fournitures essentielles dans l’enclave palestinienne.
- L’UNICEF et ses partenaires ont distribué des vêtements chauds à 150 000 enfants ainsi que 245 000 tentes à 70 000 familles
- Nous avons fourni des soins médicaux de première nécessité à 25 000 personnes et pris en charge 2 600 enfants souffrant de malnutrition aiguë
- Nous avons réparé des infrastructures essentielles et permis à 500 000 personnes d’avoir accès à l’eau potable au quotidien
- Du 22 au 26 février, l’UNICEF et l’OMS ont mené une campagne de vaccination afin d’immuniser 454 342 enfants contre la polio.

Soutenir nos actions d’urgence pour les enfants du Proche-Orient
Nos réponses à vos questions
- Nous demandons aux parties au conflit de respecter leurs engagements et rétablir pleinement l’accord de cessez-le-feu ; de veiller à ce que tous les otages soient libérés et à ce qu’un cessez-le-feu permanent soit maintenu dans la bande de Gaza.
- Un accès sûr et sans entrave pour que les acteurs humanitaires puissent fournir une aide massive aux populations où qu’elles soient dans la bande de Gaza
Les enfants sont ceux qui souffrent le plus de cette guerre. Ils ont besoin d’une aide urgente pour assurer leur protection, leur retour à l’école et leur bien-être.
L’UNICEF est une organisation impartiale et neutre. Nous avons pour objectif de soutenir tous les enfants vulnérables, où qu’ils se trouvent et quels que soient leur origine ethnique, leur sexe, leur nationalité.
L’UNICEF est profondément préoccupé par l’impact physique et mental de la violence sur les enfants et leurs familles. Nous appelons à la fin de la violence et exhortons les parties à protéger inconditionnellement les enfants, en vertu du droit international humanitaire.
L’enlèvement d’enfants constitue une violation grave. L’UNICEF condamne fermement ces tragiques atteintes aux droits des enfants. Tout enfant détenu par une partie au conflit doit être protégé et libéré immédiatement et sans condition. L’UNICEF rappelle à toutes les parties l’obligation qui leur incombe, en vertu du droit international humanitaire, d’accorder une protection spéciale aux enfants.
Dans les pays à haut revenu, comme Israël, le gouvernement s’acquitte lui-même des tâches que l’UNICEF soutient dans les pays moins prospères. Dans ce pays, les services publics de l’État répondent aux besoins des enfants, tant en matière de santé, que d’accès à l’éducation, de participation ou de protection. Le Fonds UNICEF en Israël n’a pas d’actions programmatiques opérationnelles sur son territoire qui requerraient un appel à la générosité publique.
Par ailleurs, le mandat de l’action de l’UNICEF s’inscrit toujours en pleine coopération avec les gouvernements. À ce jour, les autorités israéliennes n’ont pas fait appel à l’UNICEF pour répondre à la crise actuelle.
Le conflit en Israël et l’État de Palestine est particulièrement complexe. Pour comprendre ses origines, il faut remonter jusqu’aux évènements qui se sont produits à la fin de la Première Guerre mondiale. En savoir plus ici.